Lachenal et daillion buste de princesse art nouveau

Edmond LACHENAL & Horace DAILLION

(Paris 1855-1948 / 1854 -1946)

Tête de Princesse Symboliste

circa 1895

Grès d’émail velouté

H : 26 cm x L: 20 cm x P: 13 cm

Signé sur le côté droit “E. LACHENAL céramiste” et sur le côté gauche “DAILLION, Sculpteur”

La collaboration entre Horace Daillion et Edmond Lachenal visait à transposer l’œuvre sculptée dans le domaine de la céramique, à travers des éditions d’art produites en tirages très limités. À l’aube du XXe siècle, Lachenal jouissait d’une renommée exceptionnelle, tant pour la précision de son modelage que pour l’originalité de ses glaçures. Son expertise technique en fit le partenaire privilégié des plus grands sculpteurs de son temps : outre Daillion (dès 1895), il mit son savoir-faire au service d’Auguste Rodin, d’Agnès de Frumerie, de Ferdinand Faivre, de Luca Madrassi ou encore de Max Blondat. C’est comme céramiste alchimiste qu’Edmond Lachenal marqua l’histoire de l’Art nouveau français. Formé pendant dix ans chez Théodore Deck, dont il devint le chef d’atelier, il fonda sa propre manufacture en 1880. Sa célébrité repose avant tout sur son génie des émaux. Il mit au point un émail « mat velouté » révolutionnaire. Contrairement aux émaux mats traditionnels appliqués avant cuisson, Lachenal plongeait ses pièces terminées dans un bain d’acide fluorhydrique. Ce procédé chimique rongeait la brillance superficielle de l’émail pour révéler une texture d’une douceur éthérée, offrant à la sculpture une dimension plus subtile et élégante que les productions du mouvement Arts & Crafts.

Bibliographie : En couleurs : la sculpture polychrome en France, 1850-1910, Paris, 2018. cité page 206.

galerie le cloitre de l'art
Buste de Femme Art Nouveau
Arts & Craft

Le visage de notre jeune femme aux yeux clos est capturée dans une expression de sérénité introspective. Son visage, aux traits d’une grande finesse, est encadré par une chevelure ondulée d’une grande souplesse de modelage. Elle porte un fin bandeau bleu ciel noué derrière sa tête rehaussé de cabochons dorés et de perles blanches, apportant une touche de préciosité délicate à l’ensemble. Cette pièce se distingue par son émail mat velouté conférant à la surface une texture douce et tendre qui absorbe la lumière plutôt que de la refléter. Fidèle à la pratique de Lachenal, cette œuvre a été produite en tirage très limité, affirmant son statut d’objet d’art d’exception.

horace daillion

1 600 €

joseph et pierre Mougin