Achille Deveria, Niobide

Eugène DEVERIA

(Paris, 1805 – Pau, 1865)

Niobide blessée par une flèche

1827

Graphite, calque contrecollé sur feuille

214 x 245 mm

Signé « Eug.Deveria » et daté « 1827 » en bas à gauche

Véritable météore de la scène artistique, Eugène Devéria connut un triomphe fulgurant au Salon de 1827 avec La Naissance de Henri IV, œuvre qui le plaça d’emblée aux côtés de Delacroix comme chef de file de l’école romantique. Le style d’Eugène se caractérise par une palette ardente et une composition généreuse. Inspiré par les grands maîtres vénitiens et espagnols, il cherche à rendre la matière vibrante et vivante. Dans ses scènes historiques ou religieuses, chaque détail — du velours des tissus à l’éclat des armures — plonge le spectateur dans un univers théâtral. Cette étude, datée de 1827, est une œuvre capturant toute la fougue du romantisme français à son apogée qui cherche explorer le drame et le paroxysme du sentiment.

cadre art nouveau
le cloitre de l'art semaine du dessin deveria

Eugène Devéria saisit ici l’instant tragique où l’une des filles de Niobé succombe sous les traits invisibles d’Apollon ou d’Artémis, une flèche plantée dans la poitrine. Notre dessin constitue une témoignage de l’intérêt pour la statuaire antique (les Niobides du musée des Offices était déjà une référence majeure pour l’époque). Le trait vigoureux sculpte la forme par des ombres hachurées, créant un mouvement sensuel qui semble encore vibrer sur le papier.

salon du dessin paris
Prix sur demande