Gustave Boulanger, Muse à la lyre

Gustave BOULANGER 

(Paris, 1824 – 1888)

Muse à la lyre

1887

Sanguine brûlée, rehauts de craie blanche

400 × 290 m

Signé « G. Boulanger » et daté « 1887 » en bas à gauche

Cadre Art Nouveau aux paons

Élève de Paul Delaroche (1797-1856) et vainqueur du Prix de Rome face à William Bouguereau (1825-1905) en 1849, Gustave Boulanger fut un artiste emblématique de l’école néo-pompéienne, à l’instar de Jean-Léon Gérôme (1824-1904) et d’Henri-Pierre Picou (1824-1895). Cette appartenance touche autant le choix des thèmes peints que le traitement pictural d’un goût élégant et souvent élégiaque. Léger, gracieux, bachique, ce genre brilla par l’enjouement et la délicatesse. On y célèbre la beauté, le plaisir, le vin, l’amour et la bonne chère. Gustave Boulanger cultiva tous ces thèmes avec prédilection. Son oeuvre peinte compte un grand nombre de scènes emplies de charme d’inspiration hellénistique prônant la joie de vivre des scènes de banquet, de musique, de danses sans omettre le théâtre et la chasse. Parmi celles-ci, nous pourrions citer une longue liste de femmes fatales langoureuses et sensuelles : Lesbie, Vénus Captive, La Gynécée, Le Bain, La Marchande de bijoux à Pompéi, Sapho, Phyrné…

Gustave Boulanger, muse à la lyre
Gustave Boulanger, Muse à la lyre
Gustave Boulanger, muse à la lyre
Gustave Boulanger, muse à la lyre

Dans cette sanguine magistrale exécutée un an avant sa disparition, Gustave Boulanger nous offre une vision d’une grande sérénité classique. Le dessin représente une fière figure féminine allégorique, sans doute une Muse, couronnée de lauriers et tenant une lyre. Le jeu de la sanguine permet ici une douceur charnelle, tandis que les rehauts de craie blanche accrochent la lumière sur l’épaule et le drapé, conférant à la figure une présence presque sculpturale, peut-être préparatoire à une idée de grands décors ? Quoi qu’il en soit, notre feuille présente une fraîcheur de coloris remarquable. Les contrastes entre le fond chaud du papier et la pigmentation rouge orangée de la sanguine brûlée sont parfaitement préservés, témoignant de la maîtrise technique de l’artiste à la fin de sa carrière.

Prix sur demande

Gustave Boulanger, Muse à la lyre