Félix BRACQUEMOND
(Paris, 1833 – Sèvres, 1914)
Dieu tenant les tables de la loi devant Moïse
Plume et encre brune, aquarelle sur traits de crayon
235 x 175 mm
Auguste Joseph Bracquemond, dit Félix Bracquemond, né à Paris le et mort à Sèvres le , est un peintre, céramiste, graveur et décorateur d’objets d’art français. Dès 1856, il est considéré comme le premier, en France, à découvrir l’intérêt de l’art japonais. Il est un des membres fondateurs de la Société des aquafortistes en . Il joue un rôle essentiel dans le renouveau de la gravure, encourageant Édouard Manet, Edgar Degas et Camille Pissarro à utiliser cette technique. Il épouse Marie Quivoron, peintre impressionniste, plus connue sous le nom de Marie Bracquemond, le , à Paris.Son statut de membre fondateur et vice-président de la Société nationale des beaux-arts en 1890 a encouragé les artistes étrangers — et notamment japonais — à exposer pour la première fois au Salon des Beaux-Arts. Auguste Joseph Bracquemond est le fils de César Auguste Bracquemond, tailleur d’habits, et de Jeanne Girardine Bailly. Bracquemond débute dans la vie comme apprenti écuyer dans un manège, puis il est employé dans un atelier de lithographie où il polit anonymement des étiquettes et des images pieuses. Il est remarqué par Joseph Guichard, un élève d’Ingres, qui le prend dans son atelier. Au Salon de 1852, il est admis avec un tableau que Théophile Gautier compare à Hans Holbein le Jeune : Portrait de ma grand-mère. L’année suivante, il envoie son Autoportrait avec les outils du graveur.
En 1856, Bracquemond découvre, chez son imprimeur Auguste Delâtre où il avait servi à caler un envoi de porcelaines, un recueil des gravures de la Manga du Japonais Hokusai, typique du genre pictural connu au Japon sous le nom de Kachô-ga, peinture de fleurs et oiseaux avec figuration d’insectes, crustacés et poissons. Il est séduit par ce thème, ce qui fait de lui l’initiateur de la vogue du japonisme qui s’empara des arts décoratifs en France au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle.