Élisabeth SONREL
(1874, Tours – 1953, Sceaux)
Procession à Saint-Jacques-de-Compostelle
1925
Plume et lavis d’encre de Chine, rehauts de gouache blanche
246 × 121 mm
Signé à la plume et encre de Chine en bas à droite « E. Sonrel »
Annoté à la plume et encre de Chine en bas à gauche «StJacques de Compostelle»
Issue de la bourgeoisie provinciale, Elisabeth Sonrel se forme très tôt, à Tours, auprès de son père Nicolas-Stéphane (un médecin artiste à ses heures), puis à Paris à l’Académie Julian auprès de Jules Lefèbvre (1834-1912) qui l’influence dans son goût pour les portraits de femmes symbolistes. Admiratrice de la Renaissance et en particulier de Botticelli, elle expose dès 1893 au Salon, des œuvres assez fidèles à l’esprit du maître florentin, mélangeant des caractères symbolistes, mystiques, allégoriques, dans une palette aux tons doux et pâles, avec des vierges et des anges, traités dans un style assez étiré, évoluant dans des paysages arborés aux troncs très allongés et aux feuillages simplifiés. Mais elle n’appartient pas au mouvement symboliste proprement dit, et ne semble pas avoir de liens avec des artistes comme Alphonse Osbert ou Maurice Denis, dont certaines œuvres sont pourtant proches des siennes à cette époque. L’influence des préraphaélites anglais est également palpable. A la toute fin des années 1890, elle évolue vers l’Art Nouveau, avec des œuvres parfois proches de Mucha, aux coloris très contrastés. A partir du tout début du siècle, c’est la Bretagne qui constitue l’essentiel de ses sujets, qu’il s’agisse de portraits de bretonnes ou bien de paysages; elle voyage et séjourne surtout en Cornouailles et en pays Bigouden (Concarneau, Le Faouet, Pont-Labbé,…), faisant halte dans des hôtels en compagnie de son amie et élève peintre Jeanne Fourcade-Cancellé. Elle expose au Salon jusqu’en 1941. Elisabeth Sonrel expose deux aquarelles au Salon de 1895, qui ouvre ses portes le 1er mai : Jeunes filles chantant, sous le N° 2755, et Le sommeil de la Vierge.
Bibliographie :
Charlotte Foucher, La Vierge, la dame, la muse : une approche des représentations du féminin dans le Symbolisme d’Elisabeth Sonrel (1874-1953) Master 2 d’histoire de l’art sous la direction de Pascal Rousseau – Université François Rabelais de Tours, 2008.
Prix sur demande