Simon SAINT-JEAN
(Millery, 1808 – Ecully, 1860)
Le Bénitier : Notre-Dame-des-Roses
Préparatoire au tableau La Vierge au Buisson de roses
1850
Crayon noir et fusain
270 x 217 mm
Simon Saint-Jean est le plus brillant représentant des Peintres de l’âme de l’école lyonnaise du XIXe siècle. Formé dans les ateliers de Révoil pour la figure et de Thirriat pour la classe de fleurs, sa carrière débute comme dessinateur d’ornements d’église et de bannières chez Didier Petit à Lyon. Le peintre vole de ses propres ailes en 1836. Les premiers succès ne se font pas attendre : l’année suivante, le musée des Beaux-Arts de Lyon acquiert au Salon une toile, Fleurs et Fruits, puis c’est le triomphe en 1843 avec la Vierge à l’Offrande, conservée dans le même musée. Le baron Corvisart l’introduit auprès de collectionneurs français comme le duc de Morny ou étrangers comme lord Hertford, mais le vœu le plus cher du peintre est d’être exposé au musée du Luxembourg. Il y parvient en 1851 par l’intermédiaire d’un de ses amis, Alphonse Jame, entreposeur des tabacs, lié d’amitié avec Nieuwerkerke. Ce dernier fait acheter le présent tableau qui sera exposé la même année au Crystal Palace de Londres grâce à l’appui de Léon de Laborde et de Natalis Rondot et à l’Exposition universelle de 1855 à Paris. Si l’artiste reprend l’iconographie de la Vierge à l’Offrande, le tableau de Compiègne, dont on connaît une esquisse non localisée et une copie au musée de Guéret par L. Lesca, est plus dans l’esprit d’un hommage à la Vierge et à la pureté avec la présence du lierre, qu’une simple guirlande de fleurs entourant une Vierge gothique.
Simon Saint-Jean, Le Bénitier : Notre-Dame-des-Roses dit aussi La Vierge au buisson de roses, 1850. Huile sur toile H. 1,27 ; L. 0,90 m. INV. 7831 C.38.3212. Copyright Musées du Second Empire
Prix sur demande
Bibliographie
Achille Jubinal, « L’école lyonnaise et ses tableaux à l’Exposition universelle des beaux-arts », Revue des beaux-arts, 1855, p. 365-367 et 389-392, p. 366.
Claudius Lavergne, Exposition universelle de 1855. Beaux-arts, Paris, imprimerie Bailly, 1855, p. 81.
Élisabeth Hardouin-Fugier, « Simon Saint-Jean et le symbolisme végétal », Bulletin des musées et monuments lyonnais, no 4, 1977, p. 69-102, p. 97.
Notre dessin reproduit dans l’ouvrage suivant :